2-3 Novembre 2015
Angers

Centre des Congrès
Année internationale des sols 2015
jiag ofsv 2015

Programme

Présentation

Les sols agricoles par leur superficie (40% des surfaces utiles en France), leur intérêt en termes de production agricole et, leur rôle dans la qualité de notre environnement en termes de réservoir de diversité, bénéficient d’un intérêt particulier de la recherche mais aussi des utilisateurs de ce support de production. Les utilisateurs des sols doivent aujourd’hui mieux protéger leur sol pour préserver leur patrimoine mais aussi mieux l’utiliser pour améliorer la durabilité de leur système de production.
Dans ce contexte, la recherche doit fournir et transférer les nouvelles connaissances en biologie du sol mais aussi les outils de mesure récemment développés pour finaliser un diagnostic opérationnel répondant aux attentes des utilisateurs des sols.

Ces premières journées de l’Innovation agricole doivent permettre :

• De faire partager les avancées récentes de la recherche en agroécologie et de mutualiser les différentes initiatives lancées à l’échelle nationale sur le transfert des connaissances en biologie des sols et destinées à améliorer notre utilisation du sol dans un contexte agricole ;

• De partager les savoirs, les expérimentations agronomiques et techniques, et la description des besoins, entre les utilisateurs des sols travaillés (sols ruraux et urbains utilisés pour la production agricole), les chercheurs et les fournisseurs des moyens de ces activités.

En somme, les JIAG permettront de faire connaître aux utilisateurs des sols français les techniques innovantes pour mesurer et comparer les itinéraires techniques, en vue d'identifier les pratiques favorisant aujourd’hui et demain une utilisation durable des sols (écologique, économique, et sociale).
Les JIAG donneront donc la parole aux agriculteurs, aux professionnels de la recherche, et de la formation, au sujet des outils de mesure, de comparaison et de diagnostic de l'impact des pratiques agricoles sur la qualité des sols. Plus de 400 personnes sont attendues pour cette première édition. Ces journées seront organisées autour de conférences plénières d’experts nationaux et internationaux sur les sols avec des visions diverses comme la biologie, la pédologie, les sciences sociales, juridiques et économiques, et de tables rondes de chercheurs, d'enseignants chercheurs et d'agriculteurs. Un bilan des projets menés aux échelles nationales et européennes sera fait par les porteurs de projets (EPST, ITA, CA, coopérative) ainsi qu’un état des lieux des transferts technologiques vis à vis d’une filière économique qui met à disposition des utilisateurs des sols un diagnostic de la qualité biologique des sols agricoles. Des témoignages d'agriculteurs permettront de comprendre l'importance, et les effets de leur participation directe dans les projet de recherche agricole.
Les JIAG auront lieu tous les deux ans, elles visent à créer un rendez vous régulier entre le monde de la recherche, les acteurs du développement agricole et les agriculteurs, autour des thématiques de la mesure de l'impact des pratiques sur les sols, sur la rentabilité et sur la qualité des productions .

Un focus particulier sera fait lors de cette première édition, sur le projet AgrInnov (CASDAR IP2012-2015) qui représente une avancée majeure dans la co-construction par agriculteurs et chercheurs, et la mise en œuvre conjointe, de projets de transfert aux agriculteurs d’un tableau de bord opérationnel sur la biologie des sols.

Lundi 2 novembre 2015


 

Etat et connaissance des sols en France : vision scientifique, juridique et économique.

Objectif : Description de l’état des sols, des utilisateurs des sols, du besoin associé, de la vision sociétale et scientifique des sols.

12h - 14h

Cocktail déjeunatoire.
Visite des stands

14h - 14h15

Introduction aux journées (JIAG et biologie des sols)

E. Verame (Observatoire Français des Sols Vivants)

14h15 - 14h45

La diversité et la multifonctionnalité des sols et des services écosystémiques qu’ils fournissent.

I. Feix (ADEME)

Les sols, caractérisés par une grande variabilité spatiale, ont des usages divers (agriculture, forêt, zones naturelles, urbanisme et industrie, voies de transport…). Ils rendent de nombreux services à l’homme (support de production, du paysage et des villes, source de matériaux, mémoire du passé, filtration et épuration, régulation des eaux et des cycles du carbone et de l’azote et réservoir de biodiversité), qui peuvent différer dans le détail selon leurs caractéristiques et leurs usages.

14h45 - 15h30

Les sols Français, diversité pédologique et de mode d’usage, bilan sur leur état.

D. Arrouays (INRA InFosol, INRA, président de l’AFES)

L'état des sols de France a fait récemment l'objet d'une évaluation grâce à un certain nombre de dispositifs nationaux d'observation et de recherche. Le bilan est nuancé et traduit à la fois des tendances d'amélioration, des aggravations et de nombreuses incertitudes. Certaines solutions pour parvenir à un maintien ou une amélioration des services écosystémiques rendus par les sols sont connues et mériteraient une diffusion et un soutien plus large. La communauté mondiale se préoccupe enfin de la question des sols grâce à la mise en place du partenariat mondial sur les sols de la FA0. Un état des connaissances sur la qualité des sols de France sera présenté et mis en regard de la situation mondiale et des enjeux locaux, nationaux et planétaires.

15h30 - 16h15

La prise en compte de la qualité des sols, entre impératifs sociétaux et impératifs écologiques.

P. Billet (Professeur de droit public, Université Jean Moulin - Lyon 3)
Directeur de l’Institut de droit et de l’environnement (EDPL - EA 666)

La qualité des sols est une notion complexe, difficile à appréhender en droit, qui la considère le plus souvent comme un objectif à satisfaire en fonction d’impératifs d’usages que comme une valeur intrinsèque. Les atteintes portées au sol dans sa disponibilité, sa productivité ou ses différentes fonctions, impose de renouveler l’approche que l’on en a, de porter un nouveau regard sur le sol et d’appréhender autrement sa capacité à produire des services écosystémiques, afin de garantir leur pérennité.

16h15 -16h45

La biologie du sol, avancées de la recherche et mises au point de bio indicateurs et de référentiels pertinents pour les sols agricoles ou sols cultivés.

A. Bispo (ADEME)

Au cours des dix dernières années, plusieurs travaux de recherche, initiés et financés par les pouvoirs publics, ont été centrés sur la diversité biologique des sols et ses rôles dans la fourniture de biens et de services. Ces travaux ont permis d’enrichir notre connaissance sur cette biodiversité cachée dans les sols et d’envisager à terme des outils de diagnostic de la qualité des sols mais également des moyens pour intensifier écologiquement la production agricole.

16h45 - 17h30

Donner de la visibilité à l'enjeu de la biodiversité des sols : l'exemple des indicateurs de l'observatoire national de la biodiversité (ONB)

L. Mauchamp (MEDDE)

L'enjeu de la préservation et de la restauration de la biodiversité des sols émerge très largement aujourd'hui et trouve progressivement toute sa place dans les différents lieux de débat, d'expertise et de négociation politique. Cette actualité riche fait oublier que cet état de fait est très récent. La méthodologie mise en œuvre dès 2010 par l'ONB, basée sur un questionnement stratégique sans a priori sur les indicateurs disponibles pour l'étayer, a permis dès 2011 de placer la biodiversité des sols comme une priorité de travail. Les indicateurs publiés sur ce thème pour suivre les effets de la SNB constituent l'aboutissement de cette démarche. Le jeu d'indicateurs thématiques et le cahier "Biodiversité des sols" du Portrait de la biodiversité communale en cours d'élaboration pour fin 2015 viendront compléter cette volonté de mise en exergue d'un enjeu essentiel mais peu médiatique.

17H30 - 18h

Cocktail. Visite des stands et des posters




Mardi 3 novembre 2015


Animateur Frédéric Denhez(écrivain, chroniqueur CO2 mon amour, France Inter)

Matin

Les projets de la recherche et du développement agricole autour de la biologie des sols en lien avec les pratiques

Objectif : Etat des lieux des projets Français et Européens, en cours et en préparation, sur les indicateurs de qualité biologique des sols agricoles.

8h30 - 9h

Accueil Café Viennoiseries.
Visite des stands

9h - 10h15

Projets emblématiques de recherche et résultats opérationnels sur la biologie des sols agricoles

RMQS-Biodiv : D. Cluzeau (OPVT, UNiv Rennes)

Afin de réaliser un diagnostic de l'état de la biodiversité des sols à l’échelle régionale en relation avec les usages des sols et les paramètres pédoclimatiques, le programme ADEME RMQS BioDiv a été mis en place en 2005 en associant un premier réseau de collaborations scientifiques et de développement (12 équipes) pour étudier la macrofaune (lombriciens, macrofaune totale), la mésofaune (collemboles et acariens), la microfaune (nématodes), et la microflore (biomasse microbienne), de même que des paramètres d’activité de la faune du sol (Humus Index).La mise en regard des données biologiques versus environnement (usage des sols, données physico-chimiques et pédologiques) a participé à la définition de valeurs-seuils rendant compte de la perturbation ou non des milieux, permettant in fine de construire des indicateurs de la qualité des sols.


ANR ECOMIC-RMQS : S. Dequiedt (INRA, Dijon)

Le programme Ecomic-RMQS a permis de caractériser la diversité microbienne des sols à l'échelle nationale en utilisant les 2 200 échantillons du Réseau de Mesure de la Qualité des Sols (1 prélèvement de sol tous les 16 km). Au-delà de l'apport de connaissances portant notamment sur la distribution des communautés microbiennes dans les sols à l'échelle de la France, l'ANR Ecomic-RMQS constitue la première pierre dans l'élaboration du diagnostic microbiologique des sols. En abordant la diversité microbienne dans plus de 2 000 sols français, le programme a permis une meilleure connaissance des variations de cette diversité en fonction des types de sol et de l'utilisation des terres rencontrés à l'échelle de la France. Le programme a ainsi permis de constituer le premier référentiel de la diversité microbienne dans les sols. Il est aujourd'hui possible de connaitre, pour un type de sol donné, les valeurs de références de cette diversité microbienne. La mesure de cette diversité dans les parcelles agricoles permet aujourd'hui, par comparaison à ces valeurs de référence, d'évaluer l'impact des pratiques et des systèmes de culture.


ANR Pepites : L. HENNERON (ECODIV, Univ Rouen). Processus Ecologiques et Processus d’Innovation TEchnique et Sociale en agriculture de conservation (PEPITES)

Le projet ANR-Pépites (Processus Ecologiques et Processus d’Innovation TEchnique et Sociale en agriculture de conservation, coord. S. de Tourdonnet, 2009-2013) s’est intéressé à l’Agriculture de Conservation dont l’introduction a induit de profonds changements dans le fonctionnement de l’agrosystème de nature à amplifier la valorisation des processus écologiques correspondants : régulations biologiques, facilitation entre espèces, contrôle des maladies et ravageurs, recyclages des éléments minéraux, etc. Nous présenterons ici les principaux résultats concernant l’impact de cette forme d’agriculture sur la biodiversité des sols.


Ecofinders : P. Lemanceau (INRA, Dijon)

Le projet européen EcoFINDERS (Ecological Function and Biodiversity Indicators in European Soils), coordonné par l’Inra et qui vient de se terminer, visait à améliorer les connaissances scientifiques et opérationnelles requises pour la mise en place de la politique européenne de gestion durable des sols. Les résultats du projet fournissent une contribution majeure à la caractérisation de la biodiversité des sols européens et de leur fonctionnement biologique. Pour cela, des méthodes standardisées de mesures ont été développées, notamment pour les procédures d’échantillonnages des sols, la caractérisation moléculaire de la biodiversité microbienne, ainsi que pour l’identification de la faune du sol. Outre la fourniture de ces méthodes standardisées, le projet a caractérisé de façon systématique la biodiversité microbienne et de la faune à travers l’Europe dans différents types de sols soumis à différents modes d’usage et de climats. Il a également mis en relation biodiversité et fonctionnement biologique de sols soumis à différents niveaux d’intensification de leurs modes d’usage. Finalement, il a permis d’évaluer l’importance de la relation entre biodiversité végétale et biodiversité du sol sur le fonctionnement biologique du sol et sa résilience à des perturbations climatiques. Les principales conclusions et les perspectives de ce projet seront résumées.


10h15 - 11h15

Les besoins et les projets du développement agricole sur la biologie des sols

CETIOM/ Arvalis, Microbioterre : A. Bouthier
Microbioterre : intégrer des indicateurs de microbiologie des sols dans l’analyse de terre de routine , pour améliorer le conseil en agroécologie dans les systèmes de grandes cultures et polyculture élevage

Ce projet associant ARVALIS à différents partenaires (Instituts techniques agricoles, INRA, Laboratoires d’analyses de terre, ESITPA, Chambres d’Agriculture…), a pour but de mettre à disposition à moyen terme des agriculteurs et de leurs conseillers, une analyse de terre physico-chimique élargie à la microbiologie permettant un diagnostic parcellaire, ainsi qu’un système de conseil pour accompagner les modifications de pratiques. Les indicateurs microbiologiques seront retenus parmi un panel d’indicateurs déjà éprouvés dans le domaine de la recherche et techniquement au point et seront associés à un référentiel d’interprétation pour les systèmes de grande culture et polyculture-élevage, s’appuyant sur des expérimentations au champ existantes.

Terrena (sentinelles de la terre) : B. Pinel
Intérêts et limites des analyses biologiques des sols dans le déploiement de la stratégie AEI

La coopérative Terrena
Dans le cadre de sa stratégie AEI, Terrena souhaite proposer à ses adhérents des solutions pour « produire plus et mieux avec moins ». Un enjeu est de faire produire les microorganismes du sol, véritable réservoir d’intensification écologique des agro-systèmes, au profit des cultures plutôt qu’au détriment de l’atmosphère ou des nappes phréatiques. A travers des expérimentations menées par des agriculteurs dits Sentinelles de la Terre, nous détaillerons les besoins exprimés par le terrain et donc les attentes du Casdar Agrinov.


J.Halska, Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire

Depuis 2012, la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire et l’UMR Agroécologie de Dijon travaillent ensemble à la construction d’un référentiel départemental d’interprétation d’indicateurs moléculaires microbiens. Il doit servir au diagnostic en parcelles agricoles, mais aussi contribuer à l’acquisition de références sur les effets des pratiques sur les microorganismes. Pour rendre les outils disponibles pleinement opérationnels, il est également nécessaire de les intégrer aux démarches de conseil existantes et de former conseillers et agriculteurs à leur utilisation.


V. Riou, Chambre d'Agriculture de Maine-et-Loire

Les agriculteurs considèrent leur sol comme un patrimoine indispensable à conserver et s’interrogent sur l’impact de leurs pratiques. Les indicateurs AgrInnov permettent de diagnostiquer la fertilité du sol, son état sanitaire, mais surtout sa résistance et capacité de réhabilitation du fonctionnement biologique. Un exemple : Six exploitations agricoles sur la commune de Saint Georges sur Loire en Maine et Loire ont investi dans la méthanisation de leurs effluents d’élevage. Le retour aux champs des digestats de méthanisation à la place des fumiers n’est pas sans incidence sur leurs itinéraires culturaux. Dès lors, ces changements de pratiques peuvent-ils jouer sur le fonctionnement biologique des sols ? Les indicateurs AgrInnov sont testés sur deux parcelles d’essais pour comparer la fertilisation par digestats et par fumiers


ITAB : L. Fourrié

Le maintien et l’amélioration de la fertilité des sols sont considérés en agriculture biologique à la fois comme un objectif mais également comme le premier levier de gestion des systèmes de production (cf. règlement (CE) n°834/2007). A partir d’une enquête nationale menée en 2014, les attentes de plus de 200 acteurs de l’AB (agriculteurs, conseillers, techniciens, chercheurs et enseignants) sur la gestion des sols ont été recueillis. Des connaissances manquent pour améliorer la compréhension du fonctionnement du sol en AB, notamment sur la vie biologique) et des outils sont à développer pour mieux évaluer la fertilité des sols. Par ailleurs, gérer durablement la fertilité dans les parcelles agricoles nécessite de maîtriser des pratiques et techniques parfois nouvelles au sein des systèmes de productions biologiques.


CASDAR Vitiforest : L. Gonthier (IFV)

Le fondement du projet VITIFOREST est d'évaluer la pertinence des systèmes agroforestiers dans un contexte viticole, en lien avec les problématiques de réduction des intrants chimiques et l’adaptation au changement climatique. Il vise à évaluer l’incidence de l’introduction de l’arbre sur différents aspects : agronomie, micro-climat, performance technico-économique, biodiversité aérienne et biodiversité du sol. Pour aborder ce dernier point, techniciens et chercheurs se sont concertés afin d’identifier les indicateurs les plus pertinents et les stratégies d’échantillonnage adaptées.


11h15 - 11h30

Pause

11h30 - 12h30

le projet AgrInnov : Bilan d’un projet opérationnel sur la biologie des sols pour et par les agriculteurs

L. Ranjard (INRA Dijon), B. Perseval, F. Mandin

Le projet AgrInnov (CASDAR 2012-2015) représente la première initiative participative avec le monde agricole pour développer les indicateurs de qualité biologique des sols. Ce projet a permis de mettre en place, d’une part un groupe d’experts en biologie /écologie du sol et agronomie et d’autre part, un réseau de plus de 20 groupes d’agriculteurs en grande culture céréalière et en viticultures à l’échelle nationale. Les chercheurs experts en concertation avec les agriculteurs ont développé des formations afin de les équiper en outils agronomiques opérationnels leur permettant d’évaluer l’impact de leurs pratiques sur la biologie de leurs sols et des services qu’ils rendent. Cette conférence fera le bilan du succès technique, logistique, opérationnel et scientifique de l’application de ce tableau de bord sur le réseau de 250 parcelles mis en place. Au cours de cette conférence différents agriculteurs et viticulteurs ayant participé aux projets AgrInnov viendront témoigner de leur expérience au sein de ce projet.

12h30 -14h

Cocktail déjeunatoire.
Visite des stands



Après-Midi

Emergence de la filière sur la biologie des sols agricoles

Objectif : Etat des lieux sur la formation et l’offre analytique sur la biologie des sols agricoles.

14h - 15h30

Table ronde : la place de la biologie des sols dans l'agriculture de demain : une nouvelle approche des systèmes de production et du conseil agricole

Introduction par les animateurs : F.Denhez /  J.F. Vian 

J. Berland, F. Dumoulin, K. Riman, D. Laizé
Les agriculteurs considèrent leur sol comme un patrimoine indispensable à conserver et s’interrogent sur l’impact de leurs pratiques. Les indicateurs AgrInnov permettent de diagnostiquer la fertilité du sol, son état sanitaire, mais surtout sa résistance et capacité de réhabilitation du fonctionnement biologique. Un exemple : Six exploitations agricoles sur la commune de Saint Georges sur Loire en Maine et Loire ont investi dans la méthanisation de leurs effluents d’élevage. Le retour aux champs des digestats de méthanisation à la place des fumiers n’est pas sans incidence sur leurs itinéraires culturaux. Dès lors, ces changements de pratiques peuvent-ils jouer sur le fonctionnement biologique des sols ? Les indicateurs AgrInnov sont testés sur deux parcelles d’essais pour comparer la fertilisation par digestats et par fumiers.

Témoignages d’utilisateurs des indicateurs de biologie des sols.

15h30-16h30

La formation sur les outils de diagnostic d'impact des pratiques sur les sols

Christiane Lambert, Présidente de VIVEA

Quelles sont aujourd’hui les formations qui accompagnent l’évolution des compétences des agriculteurs sur le fonctionnement des sols ? Comment ont-elles évoluées ces dernières années ? Quel est l’intérêt d’articuler des outils de diagnostic à des actions de formation ? Quelles sont les perspectives d’évolution de l’offre de formation relatives aux pratiques basées sur les bénéfices du sol ?


 Jean Luc Toullec, Educagri

Le rôle d'Educagri dans la diffusion des nouveaux savoirs, aux colléges et lycées agricoles

Offre de formation Agrinnov portée par l'OFSV
Nicolas Chemidlin Agrosup Dijon et P.Mulliez (CA 49)

Le programme AgrInnov a contribué à faire naître une demande de formations sur des outils permettant d’évaluer l’impact de pratiques agricoles sur les sols. Cette demande émane de tous les niveaux de la filière agricole, et particulièrement des agriculteurs, des agents des chambres d’agriculture et des sociétés d’agrofourniture. L’OFSV a donc mis en place différentes formations destinées aux agriculteurs et à leurs conseillers agronomiques, mettant en avant des outils innovants basés sur l’étude de la composante biologique des sols.

16h30 - 17h45

Carte nationale des laboratoires analytiques sur la biologie du sol

Présentation des outils en prestation par les laboratoires. Cartographie nationale des laboratoires français.

Coordinateur de la table ronde PA .MARON –Chercheur INRA DIJON
H Cérémonie, C Villlenave: Elisol-Environnement
AL Blieux : Welience-Agroenvrionnement

M Cannavacciulo : LEVA-Bag
S Ferreira : Genoscreen
D Cluzeau : OPVT
N Nassr : RITTMO
M Vale : SAS Laboratoire

X Salducci : Celesta Lab

Echange avec la salle.

17h45 - 18h00

Conclusion du colloque

Claire Chenu - ambassadrice des sols auprès de la FAO

18h00

Pot de fin de colloque